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Last zone

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Dernières zones après catastrophe, tel un brusque effondrement de ce que le civilisé et la modernité ont pu produire de plus représentatif.

Quelques signes demeurent, cependant, çà et là dispersés, dans des paysages qui n’en sont presque plus, dont l’homme semble avoir à jamais disparu.

Il sera sans doute tentant d’y voir, a minima, des séries de symboliques originelles à partir desquelles un recommencement des choses serait possible. Qui sait ? Une boucle au bout de laquelle les dernières des zones préfigureraient une nouvelle organisation des choses qui se garderait bien d’oublier les travers tragiques de l’histoire. Car ces ruines et ces restes ne sauraient mentir : la chose y étant montrée telle quelle, finalement, de l’usine abandonnée pour cause de désindustrialisation au camp d’internement ravagé par le temps et l’absence de mémoire, en passant par des horizons dénudés de sens et d’esthétique, incapables d’incarner une quelconque valeur morale ou politique. Malgré tout, il n’y a là ni catalogue, ni inventaire, mais une charge émotionnelle brute pour dégager d’un trait l’une des failles de notre monde dit moderne : son incapacité à penser le futur.

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