menu

Blog

15 janvier 2017

13 janvier 2017

12 janvier 2017

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

10 janvier 2017

8 janvier 2017

003

Je prends gueule du fauve
non pas masque ou figurine d’os
mais réel des canines claires
aux fruits de vos lambeaux de chair.
Je prends gueule du fauve
et ne gruge ni dieux ni hommes :
cette clarté du crime
où vacillent mes veines serviles
est une danse improbable
un jet de flèche dans la forêt de l’être et du désir.
Je prends gueule du fauve
face offerte aux faucheurs d’invisible :
cette blessure mienne est donc vôtre
le couronnement révélé du feu et de la mort.

Une langue vive contre la faim de tout.
Contre le vent qui hurle sous les crânes.

8 janvier 2017

7 janvier 2017

blog-001

7 janvier 2017

001

Veille,
ou contre toi pourrait s’assoupir le muet du monde,
et le rustre et l’aveugle,
et le mensonge qui voile
jusqu’à la plus lointaine clarté du cœur.
Veille,
que le tracé lugubre
qui assèche le cœur des pierres
ne vienne point suturer tes lèvres.
Veille,
puisqu’il te faut en découdre avec cet obscur imprononçable,
ce rien qui t’arrache aux dernières bourrasques du sang.
Veille,
que le vouloir transmis des choses secrètes
ne cesse d’ensemencer tes mains,
que la clarté soluble
éclabousse le porche fragile de tes insomnies.
Veille,
puisqu’il te faut connaître l’appel,
le tenir à bout de lèvres,
l’encager dans ta ronde de mots,
l’épingler à la fleur occulte du silence.
Veille,
puisqu’il te faudra hurler et
rouler entre tes joues comme bon vin
le millésime du bruit qui lève la langue et
retire de la gorge étranglée
ce que nulle mesure n’a su griffonner,
ce que nulle partition n’a pu écrire.
Veille,
puisqu’au fond de ton œil marqué,
dans le poinçon d’or ou s’initie l’enfance,
cet appel insensé te l’ordonne.