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17 janvier 2017

16 janvier 2017

abandonne ce temps de chutes d’étoiles de sel amer
de fleurs mortelles laisse prends plutôt dans tes mains
les écritures sauvages du feu et du désir prends laisse-toi
envahir par ce lieu de sève et d’encre
qui te laboure te dresse au ciel comme un menhir
au cœur de tes prairies natales de tes rives incendiées
la nuit des Corbières te longe te déchire te dessine
comme un delta perdu entre deux mondes
demain soleil large et lune sombre
s’uniront sur tes terres dévastées fonderont des villes blanches
où dans une langue dont tu ignores les vocables
des enfants habillés de foudre dompteront des chevaux noirs

15 janvier 2017

13 janvier 2017

12 janvier 2017

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10 janvier 2017

8 janvier 2017

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Je prends gueule du fauve
non pas masque ou figurine d’os
mais réel des canines claires
aux fruits de vos lambeaux de chair.
Je prends gueule du fauve
et ne gruge ni dieux ni hommes :
cette clarté du crime
où vacillent mes veines serviles
est une danse improbable
un jet de flèche dans la forêt de l’être et du désir.
Je prends gueule du fauve
face offerte aux faucheurs d’invisible :
cette blessure mienne est donc vôtre
le couronnement révélé du feu et de la mort.

Une langue vive contre la faim de tout.
Contre le vent qui hurle sous les crânes.

8 janvier 2017

7 janvier 2017

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