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8 janvier 2017

003

Je prends gueule du fauve
non pas masque ou figurine d’os
mais réel des canines claires
aux fruits de vos lambeaux de chair.
Je prends gueule du fauve
et ne gruge ni dieux ni hommes :
cette clarté du crime
où vacillent mes veines serviles
est une danse improbable
un jet de flèche dans la forêt de l’être et du désir.
Je prends gueule du fauve
face offerte aux faucheurs d’invisible :
cette blessure mienne est donc vôtre
le couronnement révélé du feu et de la mort.

Une langue vive contre la faim de tout.
Contre le vent qui hurle sous les crânes.

Written by admin

8 janvier 2017
10 janvier 2017

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